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Véyatif

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Fédération Santé et Action Sociale (FSAS-CGTG). " Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ". Bertolt BRECHT


Petite histoire du C.H.B.T.

Publié par FSAS-CGTG sur 23 Septembre 2021, 08:32am

Petite histoire de l’Hospice Saint-Hyacinthe de Basse-Terre... devenu le C.H.B.T.
 
En mai 1847, la ville ne possédant qu'un hôpital militaire et aucun établissement pour soigner les pauvres et les libres de couleur, le maire Hyacinthe Laurichesse décide de créer un hospice et demande aux sœurs de Saint-Paul de Chartres de s'en occuper.
 
L'hospice est effectivement ouvert le 9 mai 1849. D’abord installé dans une maison particulière, au 37, rue du Fort Richepance, actuellement rue de la République, appartenant au Bureau de bienfaisance de la ville, il est ensuite transféré, vers 1855, dans de nouveaux locaux, rue du Bas du Bourg. Il est nommé Hospice Saint Camille en l'honneur de Saint Camille de Leylis, patron des infirmiers.
 
Ne pouvant disposer que les faibles revenus du Bureau de bienfaisance, la gestion de l'hospice connaît des difficultés financières. Heureusement, en janvier 1854, un arrêté du Gouverneur déclare les hospices de la Colonie établissements d'utilité publique et, le 1er août 1854, charge les commissions administratives de subvenir aux dépenses des hospices, notamment par le remboursement du prix de journée des indigents.
 
Afin de pouvoir agrandir les locaux, la commune achète, en 1863, l'habitation Thillac, installée sur l'un des mornes dominant la ville. La commission administrative décide de donner à l'hospice le nom de Saint-Hyacinthe, en l'honneur de son fondateur Hyacinthe Laurichesse. En 1895, la chapelle récemment édifiée est bénie. A proximité se trouve un cimetière aujourd’hui abandonné et qui aurait servi de lieu d’inhumation pour les sœurs de Saint-Paul de Chartres qui assuraient les soins et pour certains malades. Ce cimetière a pu contenir une centaine de tombes. On y trouve le tombeau de François Lucien Baffer, procureur général, qui est le plus remarquable et le mieux conservé.
 
En 1924, l'hospice ne comporte qu'un seul bâtiment à un étage. Son rez-de-chaussée abrite le logement des sœurs, la pharmacie ainsi qu'une salle des femmes malades, celle des hommes se trouvant à l'étage. A l'extérieur, un hangar en bois vétuste abrite le dépôt de l'infirmerie, plus une petite cuisine sans cheminée, la chapelle et un petit pavillon en bois à droite du canal pour loger le régisseur. Deux médecins assurent les soins pour une soixantaine de malades à tour de rôle.
 
A partir de 1925, la nouvelle municipalité décide de rénover et d'agrandir les bâtiments et d'améliorer les soins médicaux. Survient le cyclone de 1928 qui endommage les locaux. Le maire Maurice Martin obtient de l'administration coloniale qu'elle prenne en charge la construction de 3 pavillons. L’hospice est donc reconstruit, dans une disposition pavillonnaire, à partir de 1931, par l’entrepreneur Coeffin, d’après les plans d’Ali Tur, architecte des colonies.
 
Un arrêté du 26 novembre 1941 autorise l’hospice à recevoir des malades autres que des assistés et des incurables. Incorporé au service de Santé de la Colonie, l'hospice accède au statut d’hôpital. Une maison préfabriquée est construite en 1948 pour le logement de l'aumônier et pour le médecin résident. En 1950, l'hôpital Saint-Hyacinthe n'a toujours pas l'eau courante, car la conduite d'eau de la ville ne peut l'alimenter et il est donc approvisionné par des citernes.
 
Aujourd’hui, l’hôpital Saint-Hyacinthe a laissé la place au Centre Hospitalier général intercommunal de Basse-Terre Saint-Claude (CHGI) puis au Centre Hospitalier de la Basse-Terre (CHBT), construit vers le milieu des années 1990 déplacé vers le nord, la partie sud étant partiellement cédée à l'EPSM pour y installer un C.A.M.S.P.
 
Antony JEAN
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