Alors que le Préfet de Guadeloupe assure avoir avisé tous les établissements de santé depuis le mois de décembre de la venue d’une épidémie et de se préparer… aucunes mesures ne semblent avoir une nouvelle fois été prises à la SA « Clinique Les Nouvelles EAUX-VIVES Clinique et DialyBT)».
Malgré les informations nationales floues du début de la crise sanitaire, il était claire, pour toute personne au fait des règles d’hygiène élémentaire que des précautions « gouttelettes » devaient être mises en place pour l’ensemble des soignants du groupe (ce qui veut dire ASH-AS-IDE-MEDECINS) ainsi que tous salariés en contact de prêt ou de loin avec les patients.
Le Gouvernement a bien reconnu, par la suite, qu’il n’avait pas été fait état des masques car il n’y en avait pas suffisamment pour l’ensemble de la population. A cette question posée pour les IDE de la dialyse, la réponse a été qu’ils ne font pas de gestes invasifs et que les patients comme les soignants portent des masques...chirurgicaux !!?? et non FFP2 comme recommandés MAINTENANT par toutes les sociétés savantes.
La chasse a été ouverte aux porteurs de masques, dès le lundi. Des réunions de crise se déroulaient en catimini, en absence de représentants du personnel comme l’impose la LOI, et ce mépris d’une demande de la FSAS-CGTG formulée à Madame la PDGère qui n’a pas jugé bon de répondre ni d’expliciter son refus.
Pourquoi tant de cachotteries ? tout le monde l’a bien compris, une fois de plus, la flopée de responsables, référents, cadres qui nous ont été imposés sont en dessous de tout, jugez en vous-même :
- Pas de stock de masques, depuis peu ces précieux masques sont délivrés au compte goutte à raison de 3 par soignants,
- Rupture de stocks de gants à usage unique, un dimanche à 12 heures, obligé d’aller dépouiller un autre service, reportant ainsi le risque de manque sur un autre service,
- Pas de stock suffisant de solutions hydro-alcoolique, ah non elles ont été volées ??, dans un établissement cousu de caméras,
- Alors que tous les experts prônent l’utilisation de mouchoirs ou papiers à usage unique, il n’y a plus d’essuie-mains à la clinique et le conseil donné aux soignants est d’utiliser les taies d’oreiller pour sécher leurs mains, etc, etc....
L’employeur a une obligation pénale de garantir la sécurité de ses salariés. Alors qu’il nous est exigé de travailler plus, avec des patients de plus en plus lourds, il nous faut maintenant travailler avec encore moins de matériels et accepter sans rien dire SURTOUT, ses conditions de travail délétères.
EXIGEONS LE MATÉRIEL INDISPENSABLE POUR TRAVAILLER,
EXIGEONS DES CONDITION S DE TRAVAIL DÉCENTES,
EXIGEONS UNE TOTALE TRANSPARENCE
DU DOCUMENT UNIQUE D’ÉVALUATION DES RISQUES
EXIGEONS, AVEC LA FSAS-CGTG,
LE DROIT A L’INFORMATION DES INSTANCES REPRÉSENTATIVES
DU PERSONNEL,
Dont le rôle premier est de relayer l’information aux salariés
et non pas de les affoler.
Ne cédons pas à la panique, ne faisons pas comme d’aucuns... du n’importe quoi !
PROTÉGEONS NOUS ET CORRECTEMENT
COMME LE PRÉVOIT LE PLAN NATIONAL
DE CRISE SANITAIRE
TEL EST NOTRE DROIT !