Y-a-t-il un « Dawa » au C.H.L.C.F. de Saint-Martin ?
Dans les mythes Caribéens, influencés par les origines multiples des femmes et des hommes qui y sont nés, on retrouve toujours l’énigme du « Dawa » quand une question humaine ou sociale est difficile à éluder. Certains définissent le « Dawa » comme un sort maléfique, d’autres – comme nous – s’interrogent plus sur les commanditaires… Voire à qui profite le crime vraiment ?
Saint-Martin est une île, au carrefour des Caraïbes, qui a enrichi nombre de flibustiers du tourisme jusqu’ à ce que Dame nature cyclonique étanche leur soif débordante. Il fût un temps où les lagons et les eaux turquoise de Saint-Martin inspiraient mêmes les grands de ce monde, beaucoup y ont gardé un pied à terre mais sans plus.
Il y a un nouveau phénomène très inquiétant qui semble émerger, c’est la flibusterie sanitaire. Alors qu’il y a un Hôpital public bien taillé pour répondre aux problématiques de santé de l’ile et de ses voisines proches, on a vu apparaitre une brochette d’« investisseurs » privés… sur le même site, encerclant l’hôpital public.
Jusqu’à là, tout va très bien ! Surtout qu’on nous vend, depuis des décennies, le Partenariat Public Privé (P.P.P.), prétendant que le public ne savait pas faire et coûtait trop cher. Le problème est, et nous l’avons bien remarqué pour tous les hôpitaux de France et d’Outre-mer, qu’il y a bien un coup de pouce qui est donné au privé… Aux dépens du public. Soit dit en passant, notre dissection des faits peut aussi s’appliquer à ce qui se passe pour Air Antilles.
Ainsi, depuis que le nouvel hôpital est installé, jamais une politique de stabilité et de projection n’a pu être mise en place, faute de bonnes personnes à la bonne place et de volonté politique de mettre un terme à des copinages et autres dérives… Tant que les scandales n’étaient pas publics. Mais c’est le petit personnel qui paye toujours les pots cassés.
Pour preuve, le C.H.L.C.F. a eu droit à près de 8 Directeurs généraux, en poste ou intérimaires, sur une dizaine d’années. Aucun ne s’est investi pour une santé publique digne de ce nom, certains ont même laissé entrevoir leur préférence à voir le privé phagocyter certaines activités de l’hôpital. Quant aux adjoints, il faut compter le triple sur la même période, et nous avons envie de dire… Tout ça pour ça : Manque criant de moyens humains et matériels !
Le corps médical n’est pas en reste. Dernièrement, nous avons eu droit à la suspension d’un chirurgien pour absence de qualification… Après des années de pratiques sur une population Saint-Martinoise restée bec coi. Mais est-il le seul à devoir montrer patte blanche ? N’est-il pas un simple fusible, un arbre qui cache une forêt tropicale si dense que les petites gens n’y voient qu’une fumée ? En attendant, un arrêté ministériel du 24 Novembre dernier est sorti lui portant retrait d’autorisation d’exercice de la Médecine en France.
L’actualité de ce jour c’est un Directeur Général, à peine nommé, qui fait déjà parler de lui après avoir donné son avis sur la question de l’immigration sur un réseau numérique. L’ARS, comme souvent depuis peu, a dégainé l’article 40 du code de procédure pénale en moins d’une et l’affaire secoue les hautes sphères… Mais quelle idée de considérer comme problématique des expatriés et de s’expatrier soi-même ?
La conséquence de tout cela est que le C.H.L.C.F. est vécu comme un navire ivre, sans officiers compétents, qui dérive entre l’atlantique et la mer des Caraïbes… Avec des pirates, pas si borgnes que cela, mais planqués en guet-apens !
Il est grand temps que les pirates cessent de nous prendre pour des abrutis… Nous y reviendrons !
Saint-Martin, le 22 Décembre 2025
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Is there a “Dawa” at the C.H.L.C.F. in Saint-Martin ?
In Caribbean myths, shaped by the diverse origins of the men and women born here, we always encounter the enigma of the “Dawa” whenever a human or social issue becomes impossible to ignore. Some define the “Dawa” as an evil spell; others—like us—wonder more about who commissioned it... or rather, who truly benefits from the crime?
Saint-Martin is an island at the crossroads of the Caribbean, a place that enriched many tourism buccaneers until the cyclonic forces of Mother Nature finally quenched their insatiable thirst. There was a time when the lagoons and turquoise waters of Saint-Martin inspired the "greats" of this world; many kept a pied-à-terre here, but little else.
Now, a new and deeply worrying phenomenon seems to be emerging: healthcare piracy. While there is a public hospital well-equipped to meet the health needs of the island and its neighbors, we have seen a lineup of private “investors” appear... on the very same site, encircling the public hospital.
So far, so good! Especially since, for decades, we have been sold the idea of Public-Private Partnerships (P.P.P.), under the pretext that the public sector was incompetent and too expensive. The problem is—as we have seen in hospitals across mainland and Overseas France—that a “helping hand” is systematically given to the private sector at the expense of the public. Incidentally, this same dissection of facts applies to the current situation with Air Antilles.
Since the new hospital was established, a policy of stability and vision has never been possible. This is due to a lack of the right people in the right positions and a lack of political will to end cronyism and other abuses—at least as long as the scandals remained hidden. In the end, it is always the rank-and-file staff who pay the price.
As proof, the C.H.L.C.F. has seen nearly eight Chief Executive Officers (permanent or acting) in just ten years. Not one has truly committed to public health worthy of the name; some even signaled their preference for seeing the private sector swallow up hospital activities. As for deputy directors, you could count three times as many over the same period. All that effort for this: a glaring lack of human and material resources!
The medical staff is not to be outdone. Recently, a surgeon was suspended for a lack of qualifications after practicing for years on a Saint-Martin population left in shock. But is he the only one who should have to “show credentials”? Isn’t he simply a fuse, a tree hiding a tropical forest so dense that ordinary people see only smoke? Meanwhile, a ministerial order dated November 24th has officially withdrawn his authorization to practice medicine in France.
Today’s news features a newly appointed Director General already making headlines for his social media comments on immigration. The ARS, as has become its habit, invoked Article 40 of the Code of Criminal Procedure instantly, sending shockwaves through the upper spheres. What a strange idea: to label expatriates as "problematic" when you are an expatriate yourself!
The consequence of all this is that the C.H.L.C.F. is perceived as a drunken ship without competent officers, drifting between the Atlantic and the Caribbean... with pirates, not quite as "one-eyed" as they seem, lying in ambush!
It is high time these pirates stopped treating us like fools... We will be back!
Saint-Martin, December 22, 2025