Trump junior a-t-il assez de missiles contre plus de 70% du personnel ?
Après une semaine de mobilisation pour, entre autres, une augmentation légitime de la valeur du point d’indice à 9.84… Nous constatons finalement que TRUMP a missionné des émules en Guadeloupe, dans la méthode, le comportement et le chaos.
La méthode violente qui consiste à mettre la pression sur les salariés au prétexte de rentabiliser la Clinique, semble-t-il acquise à coût mal-estimée… Sauf que le personnel n’est en rien responsable de la transaction entre affairistes.
Le comportement inhumain, avec la complicité de R.U.S. (Responsables d’Unité de Service) – rien à voir avec Poutine, et surtout l’influence machiavélique d’une « Directrice des Soins » sans compétences connues, pour amplifier la pression quitte à pousser à bout.
Le chaos, de par les décisions complètement à l’ouest qui sont prises. La dernière en date étant de prendre en main l’organisation d’un service minimum… en fermant des services et en annulant des rendez-vous. Dire que ce n’est pas la première grève aux Eaux-Claires, et le personnel a toujours organisé ce service minimum !
Aujourd’hui le porte-monnaie se dégonfle et cela commence à se ressentir. On fait appel au préfet pour réquisitionner des salariés à n’importe quelle heure, quelquefois sans respecter la procédure, pour faire tourner… Uniquement les services les plus rentables. Mais nous veillons au grain quant à la légalité de cet appel aux pouvoirs publics… Payés par nos impôts !
Depuis la reprise de la Clinique des Eaux-Claires par le groupe ALMAVIVA, rien ne va pour les travailleurs qui sont le moteur même de cette petite usine sanitaire qui ne dit pas son nom. Quand une clinique est capable de suppléer un C.H.U. en toutes circonstances, il n’est pas besoin d’être expert-comptable ou conseiller bancaire pour se douter de la masse financière qu’elle brasse.
Une usine très juteuse, bénéficiant de largesses financières publiques mais qui se plaint de ne pouvoir rétribuer aux salariés ce qui leur est dû : Une augmentation de salaire bien méritée. Est-il irraisonnable pour les salariés d’espérer une augmentation de salaire dans une structure qui brasse, en dépit des écritures comptables ?
En réalité, l’ancien propriétaire – Antilles Santé, c’était déjà un pied d’ALMAVIVA dans la porte de Septembre 2019 à 2025. L’ancien « PDG » avait pour mission première de réduire drastiquement la masse salariale des deux Cliniques et de constituer un G.I.E. pour des intéressements fiscaux.
En vérité, ALMAVIVA a mis la main sur une poule aux œufs d’or et se projette sur le « marché sanitaire » de la zone Caraïbe. ALAMVIVA est propulsé par un fonds de pension Koweitien – WREN HOUSE à 60%, et nous connaissons les valeurs « altruistes » des fonds de pension… Du capitalisme sanitaire façon Trumpisme !
Sauf que le grand Trump s’est déjà cassé les dents face aux Russes, les vrais, les Vénézuéliens et les Iraniens. Tout le problème est de savoir si le petit Trump des Eaux-Claires, dans ses excès compulsifs, a assez de missiles contre cette immense majorité de salariés qui s’est levée comme un seul Homme ?
Dans son mépris pour celles et ceux qui font tourner la clinique, ce sont des propositions fantaisistes ou conditionnées à la soumission qui sont faites. Monsieur Trump junior s’est même autorisé à consentir les 9,84 si et seulement si la Clinique obtenait son accréditation… Il vaut mieux en rire !
Ce vendredi 16 Janvier, la réunion s’est terminée en eau de boudin sur une phrase pathétique, mais résumant bien le personnage, « A lundi ! » … Comme pour nous dire, à l’instar du patronat local en Mai 1967, « Quand les nègres auront faim, ils reviendront travailler ! » … C’est mal connaitre la détermination de ce petit pays rompu à l’insolence du capitalisme depuis l’esclavage.
Nous lui disons « chiche ! », à lundi et aux jours à venir. Nous perdons en salaire mais si la Clinique perd en chiffre d’affaires, ce n’est aucunement de notre fait !
NOU KA FE LAJAN BA KLINIK-LA…NOU LA KA ATANN PA AN-NOU !
Section Syndicale FSAS-CGTG le 19/01/25